
« Je souhaiterais partager ici une réflexion qui me touche particulièrement depuis ces trois dernières années. Dans le billet « La force des dépressifs ! », je faisais état des effets relationnels délétères de ce que j’appelle le faux-gentillisme, autre symptôme de l’épidémie narcissique. Ce faux-gentillisme, je me rends compte, répond tout bonnement à des injonctions morales qui nous évitent, belles brebis, à éviter la honte sociale. Le bons sens ? Que nenni, tout ne devient que comparaison et parti-pris : il a tort, ou il a raison. (…) Les « gens biens», cette idée ridicule, ce conditionnement qui pousse au camouflage intérieur et la camisole de force sur la scène de théâtre lassante que devient le social. Force est de constater que plus personne ne joue un rôle, il s’y perd. (…)Mais la vie est tellement plus complexe que les jugements dont on fait l’objet. C’est à chacun de nous, après la phase défensive, à nous demander ce que cette gêne et cette souffrance dit comme besoin, et d’oser, peut-être, renoncer à ce qui nous paraissait sécure pour la soulager. Si vous ne comprenez pas les fous, regardez en vous. » – DdVaC
Les « gens biens », et les fous
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